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Publié le Ven 01/12/2023 - 10:23

Comment faire face à un contrôle d’activité de l’Assurance-maladie ? Quelles obligations en matière de téléconsultation ? Comment gérer un contentieux devant l’Ordre ? Vous faites face à un litige en responsabilité professionnelle, disciplinaire ou d'un contrôle par les caisses… 
Maître Maud Geneste , avocate au cabinet Auché, partenaire du  Quotidien du Médecin et œuvrant exclusivement dans la défense des professionnels de santé répond gratuitement à vos questions juridiques. Service réservé aux médecins.

Le droit et vous
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Les réponses de nos avocats
carcalis1
Médecin temps partiel, j'ai exercé cette fonction jusqu'en 2005. Puis j'ai continué uniquement en activité libérale jusqu'en 2010 sur un mode retraite active jusqu'au 1/12/2009.
J'ai ensuite exercé des vacations pendant plusieurs années dans diverses crèches jusqu'à ce jour.
À ce titre, j'ai subi tous les prélèvements sur mon salaire en raison de ces cotisations notamment CSG-urssaf vieillesse -ircantec-maladie-urssaf mobilité PPRG-autonomie-allocations familiales.
Ai-je droit à des points additionnels sur mon montant retraite ?
Merci
Maud Geneste
Maître Maud Geneste
Cher Docteur,
Vous pouvez disposer de ces informations en sollicitant un relevé de carrière et de vos droits sur le site d'"information retraite" (https://www.info-retraite.fr/portail-services/login) en créant un compte à partir de votre numéro de sécurité sociale.
Bien à vous

Maître Maud Geneste

Avocat

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medlo
Médecin retraité depuis juillet 2023 et sans aucune activité libérale ou hospitalière depuis, combien de temps garder les dossiers médicaux (car il y a beaucoup de positionnements différents selon les Ordres, les avocats, les conseils, les assurances professionnelles, le code civil, la jurisprudence...) ?
J'ai exercé en libéral et seul depuis 1985 puis en MSP depuis 2015 et ma patientèle est prise en charge par les médecins de la structure, avec notamment un médecin collaborateur qui occupe mon bureau.
Je me suis informatisé en 1998 et tous les dossiers antérieurs sont restés en format papier. Les dossiers informatiques sont tous actifs.
Maud Geneste
Maître Maud Geneste
Cher Docteur,
Le Conseil national de l'Ordre des médecins recommande que les médecins libéraux conservent leurs dossiers médicaux pendant une durée alignée sur les règles applicables aux établissements de santé. Pour ces derniers, la durée de conservation est de 20 ans à compter de la date du dernier séjour ou de la dernière consultation externe du patient Si la durée de conservation s'achève avant le 28e anniversaire du patient, la conservation du dossier doit être prorogée jusqu'à cette date (article R. 1112-7 du code de la santé publique).
En l’absence de texte fixant le délai de conservation des dossiers pour les médecins en exercice en cabinet médical, le Conseil de l'Ordre conseille une conservation pendant 20 ans également, pour tenir compte du délai de prescription de l’action en matière de responsabilité médicale, laquelle est de 10 ans à compter de la consolidation du dommage. La consolidation, qui constitue le point de départ du délai pour agir en responsabilité, étant imprécise, il apparaît prudent de conserver les dossiers au delà.
Dans votre cas, il convient de bien déterminer par qui vos patients ont été repris, car dans le cas d'un successeur, c'est à celui-ci que revient la charge de la conservation et de la communication des dossiers aux patients. Si vous exercez dans une MSP, et que vos patients sont repris par les médecins de la structure, les dossiers doivent être conservés par ces derniers s'ils exercent à titre libéral et que la patiente leur est propre, ou par la structure si les médecins en sont salariés.
Je vous invite à vous référer au projet de santé qui fonde la MSP et qui précise en principe les mesures mises en place afin de faciliter l’accès
des patients aux informations médicales les concernant : information leur droit d’accès, protocole d’archivage des dossiers médicaux, modalités de conservation des dossiers, sort des dossiers en cas de fermeture de la structure ...
Bien à vous

Maître Maud Geneste

Avocat

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MF
Bonjour Maître,
J’ai une question concernant le mi-temps thérapeutique d’un PH exerçant à 80 % avec une activité libérale au sein de l’hôpital. Est-ce qu'un mi-temps thérapeutique à 60 % impactera son éligibilité à cette activité libérale ? Et son salaire ?
En vous remerciant pour votre réponse avec des textes de loi à l’appui.
Bien cordialement.
Maud Geneste
Maître Maud Geneste
Cher Docteur,
Un mi-temps thérapeutique (temps partiel pour raison de santé) est une autorisation administrative accordée au praticien par l’établissement, avec la validation de la CPAM, pour adapter progressivement la charge de travail à un état de santé justifié médicalement. Votre établissement peut donc refuser une activité libérale au vu d'un état de santé qui vous interdit d'exercer pleinement votre activité hospitalière.
Au demeurant, l’exercice d’une activité libérale intra-hospitalière du PH est strictement encadré par les Articles L6154-1 et suivants du Code de la santé publique. Le PH peut exercer une activité libérale uniquement si :
Il réalise personnellement une activité hospitalière (public) de même nature que l’activité libérale.
La durée de l’activité libérale n'excède pas 20 % du temps de service hospitalier hebdomadaire fixé. Le nombre d’actes/consultations en libéral est inférieur au nombre d’actes en secteur public.

L'article L6154-2 du Code de la santé publique précise que les praticiens hospitaliers exerçant à hauteur de huit ou neuf demi-journées par semaine peuvent exercer une activité libérale dans la limite d'une demi-journée par semaine ; les praticiens hospitaliers exerçant à hauteur de dix demi-journées par semaine peuvent exercer une activité libérale dans la limite de deux demi-journées par semaine.
Concrètement, pour un PH qui exerce à 80 % (8 demi-journées/semaine), l’activité libérale est possible si elle ne dépasse pas 1 demi-journée par semaine (soit 20 %). Dans les faits donc, à raison du ratio entre activité hospitalière et activité libérale, une activité libérale intra-hospitalière de 20% pour un praticien exerçant à 60% est irréalisable.
S'agissant de la rémunération hospitalière, aux termes de l'article R.6152-43 du Code de la santé publique:
"Le praticien hospitalier peut être autorisé, après avis favorable du comité médical mentionné à l'article R. 6152-36, à accomplir un service à temps partiel pour raison thérapeutique dans les conditions fixées aux articles L. 323-3 et R. 323-3 du code de la sécurité sociale.
Pendant la période de temps partiel thérapeutique, le praticien hospitalier perçoit la totalité des émoluments prévus à l'article R. 6152-23 du présent code, ainsi que les primes habituellement perçues, s'il remplit les conditions d'octroi de celles-ci".

Bien à vous.

Maître Maud Geneste

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jean pierre n_2
Maitre,
Je suis né en 1962. J'aimerais savoir s'il sera possible à partir du 01/01/2027 de partir en cumul emploi-retraite libre avant 67 ans si j'ai le nombre de trimestres requis à savoir 169 ou si, d'après ce que j'ai compris, même avec 169 trimestres ou plus il faudra attendre 67 ans.
Maud Geneste
Maître Maud Geneste
Cher Docteur,
Le régime du cumul emploi-retraite ne sera en effet pas le même selon que votre première pension de vieillesse de base prend effet avant le 1er janvier 2027, ou à compter du 1er janvier 2027.
Si vous liquidez votre retraite avant le 1er janvier 2027, vous pourrez bénéficier d'un cumul intégral à condition d'avoir liquidé toutes vos pensions de retraite obligatoires (base et complémentaires), d'avoir atteint l’âge légal de départ (62-64 ans selon l’année de naissance), et d'avoir validé suffisamment de trimestres pour une retraite à taux plein.
Si ces conditions sont remplies, aucune limitation de revenus ne vous sera appliquée. Vous cumulerez sans plafond la pension et le produit de votre activité, laquelle doit impérativement commencer après la liquidation de toutes les retraites.
En revanche, si vous liquidez votre retraite à compter 1er janvier 2027 (entrée en vigueur de la LFSS 2026), le cumul intégral ou plafonné ne sera plus conditionné au fait d'avoir liquidé toutes vos pensions de retraite obligatoires (base et complémentaires), et d'avoir validé suffisamment de trimestres pour une retraite à taux plein. Il dépendra seulement de l'âge auquel vous liquidrez votre retraite:
- avant l’âge légal (entre 62 et 64 ans selon l’année de naissance), votre pension sera totalement diminuée à hauteur de vos revenus d'activité, et ce dès le premier euro. Le cumul devient pratiquement impossible;
- entre l’âge légal et l’âge d’annulation de la décote (67 ans) un cumul emploi-retraite partiel sera possible mais si vos revenus dépassent environ 7 000 € par an, votre retraite sera diminuée de 50 % du montant dépassé;
- après 67 ans, le cumul emploi-retraite sera libre, sans limite avec la création de droit à une seconde pension.
Conformément à l’article 102 de la LFSS 2026, les nouvelles règles s’appliquent uniquement aux assurés dont la première pension de vieillesse de base prendra effet à compter du 1er janvier 2027. Si vous liquidez votre retraite avant cette date vous demeurerez soumise aux règles antérieures (les 3 conditions cumulatives pour un cumul non plafonné).
Bien à vous

Maître Maud Geneste

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Pediatre Mth
Bonjour,
ena étant remuné en temps additionnel (possibilité paiement ou récupération ou CET).
Mon employeur peut-il m’obliger à ne plus faire de temps additionnel ou peut-il refuser de me payer et m’obliger à les récupérer en journée de repos. Sachant qu’il a une majoration en temps forfaitaire (une plage additionnelle pour chaque semaine >48h de travail, l’hôpital peut il annuler de sa part cette convention.
Bien cordialement.
Maud Geneste
Maître Maud Geneste
Cher Docteur,
Le temps additionnel n’est jamais un droit automatique. L’employeur peut éviter qu’il y ait du temps additionnel, en décidant d’une organisation du travail qui l’évite. Je ne peux malheureusement pas vous dispenser une réponse à vos questionnements qui engagerait ma responsabilité sans connaitre votre statut exact, ni avoir lecture de votre contrat et du règlement intérieur de votre hôpital.

Bien à vous

Maître Maud Geneste

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Gasman
Bonjour Maitre,
Mon administration hospitalière me demande des explications avant de répondre au courrier d'un patient mettant en cause mon comportement lors d'une prise en charge en urgence. Son ton est très agressif, il met dans ma bouche des propos que je n'ai pas prononcés, et il est susceptible de relever de l'injure ou la diffamation puisqu'il termine en me qualifiant "d'odieux personnage qui ne mérite pas d'être soignant". Or il se trouve que ce patient était alcoolisé (ce qu'il niait) comme en atteste une prise de sang, et que 12h plus tard il a présenté un syndrome de sevrage nécessitant un traitement sédatif. Je suis près à admettre que cela a participé à son agressivité, mais que puis-je répondre sans trahir le secret professionnel ni me mettre en faute, sachant que tout est gardé dans notre dossier ? Quelles armes de défense avons-nous quand les éléments sont dans le dossier médical du patient ?
Maud Geneste
Maître Maud Geneste
Cher Docteur,

Le secret médical ne s'impose pas vis-à-vis de votre hiérarchie dans le cadre d'une procédure interne où votre pratique est questionnée. Vous avez le droit et même le devoir de vous défendre factuellement, ce d'autant que ce courrier est destiné au patient lui-même, pas à un tiers.
L'administration hospitalière est dépositaire, au même titre que le médecin, d'informations à caractère confidentiel, se rapportant aux patients. Elle a accès aux informations médicales des patients, et est tenu au secret médical. L'article 226-13 du code pénal la concerne.
En effet, aux termes de l'Article L.1110-4, 2e alinéa du Code de la santé publique :
« Excepté dans les cas de dérogation, expressément prévus par la loi, ce secret couvre l'ensemble des informations concernant la personne venues à la connaissance du professionnel de santé, de tout membre du personnel de ces établissements ou organismes et de toute autre personne en relation, de par ses activités, avec ces établissements ou organismes. Il s'impose à tout professionnel de santé, ainsi qu'à tous les professionnels intervenant dans le système de santé».

Dès lors, rien ne vous interdit de rappeler des faits objectifs consignés au dossier, de contextualiser un comportement sans porter de jugement moral, de décrire la prise en charge du point de vue professionnel.
Vous pouvez par exemple indiquer que :
« Le patient présentait à l’admission un état clinique altérant la communication »
« Certains propos rapportés ne correspondent pas aux éléments consignés au dossier »
« Les décisions ont été prises sur des critères médicaux objectifs, tracés dans le DPI »
« Le comportement du patient a nécessité une adaptation de la prise en charge »
« Il existait, comme en atteste le dossier médical, un contexte clinique susceptible d’altérer le discernement et d’expliquer en partie l’agressivité post prise en charge»
« L’évolution ultérieure a confirmé l’existence de ce contexte »

Vous devez indiquer qu'il existe un contexte clinique documenté. L'administration ayant accès au dossier médical dans ce contexte, vous pouvez demander qu'elle consulte le dossier complet, référencer précisément les éléments (date/heure des examens, observations paramédicales, alcoolémie chiffrée, diagnostic précis, prescriptions), suggérer éventuellement une médiation ou un entretien avec le patient en présence d'un tiers médecin.

Il est impératif de rester strictement médical et factuel.
Sur les propos injurieux et mensongers, vous pouvez indiquer que le courrier contient des termes injurieux et diffamatoires qui compliquent une solution apaisée.
Si la situation dégénère (menaces, violences, voies de fait, injures, diffamations publiques, plainte, action judiciaire..), vous devez demander par courrier LRAR la protection fonctionnelle de l'hôpital, lequel prendra en charge votre défense. Votre demande doit être motivée et rappeler les faits ou les poursuites justifiant cette demande afin d’éclairer utilement votre direction.
Bien à vous.

Maître Maud Geneste

Avocat

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Benjamin73
Bonjour Maître,
Je suis rhumatologue libéral et la CPAM me demande de justifier des cotations APC.
Plusieurs confrères me rapportent que les caisses sont de plus en plus vigilantes sur ce type de cotation, de même pour les consultations dites complexes.
Il m'arrive de recoter APC quand je revois le patient au-delà d'un an pour un suivi.
Quelles sont les règles de cotation de l'APC je vous prie ?
Cordialement.
Maud Geneste
Maître Maud Geneste
Cher Docteur,
Les Avis Ponctuels de Consultant (APC) désignent des consultations ponctuelles effectuées par un médecin spécialiste à la demande explicite du médecin traitant ou d'un médecin correspondant. Ces consultations permettent au spécialiste de fournir un avis médical sur une pathologie ou une situation clinique spécifique, sans engager de soins continus. L'APC est généralement réalisée au cabinet du médecin spécialiste et donne lieu à un compte rendu écrit destiné au médecin traitant.
Le médecin consultant doit adresser un compte rendu écrit au médecin traitant ou au demandeur, et il s'engage à ne pas fournir de soins continus au patient, laissant au médecin traitant la responsabilité du suivi du patient et de l'application des prescriptions.
Dans le cadre du parcours de soins coordonnés, les APC sont revalorisés à hauteur de 67,5 euros pour une consultation au cabinet du médecin spécialiste (APC).
Les médecins spécialistes peuvent exceptionnellement facturer des actes techniques complémentaires nécessaires à l'établissement de leur diagnostic, mais ces actes doivent être strictement nécessaires et mentionnés dans le compte rendu transmis au médecin traitant.
Un médecin traitant ne peut solliciter un avis ponctuel de consultant de même spécialité pour la même pathologie plus d'une fois tous les quatre mois, sauf en cas de nécessité justifiée. Il est donc possible de recoter un Avis Ponctuel de Consultant (APC) pour le suivi d'une même pathologie au-delà d'un an, à condition que l'intervalle minimal de quatre mois entre deux sollicitations soit respecté. Cette règle s'applique indépendamment de la durée totale écoulée, tant que les autres conditions de cotation des APC sont également respectées, et notamment une demande explicite du médecin traitant à l'origine de chaque APC.
Vous m'indiquez que la CPAM vous demande de justifier vos cotations APC. Vous faites donc l'objet d'un contrôle d'activité qu'il faut prendre très au sérieux. Il est recommandé de se faire assister dès le départ pour éviter les faux pas, car les conséquences d'un tel contrôle peuvent mener à des sanctions financières, pénales, ordinales et conventionnelles.
Mon cabinet intervient régulièrement auprès des professionnels de santé pour les assister, les accompagner, et au besoin les défendre dans le cadre d'un contrôle d'activité. Vous pouvez le contacter si vous souhaitez un tel accompagnement (https://www.ah-avocats.fr).
Je vous invite en tout état de cause à vous faire accompagner au plus vite.
Bien à vous.

Maître Maud Geneste

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maya
Bonjour Maître,
Je suis PH urgentiste depuis 30 ans actuellement en congé maladie de 3 semaines.
Je viens de recevoir un mail du directeur des affaires médicales surprenant me signalant, comme par hasard que pour des raisons de budget, ma prime mensuelle historique liée à la pénibilité des urgences octroyée il y a 20 ans ne sera plus versée à partir de ce mois de décembre 2025 (prime de 496 euros brut).
Il me dit être à ma disposition pour un échange oral à ce sujet.
Deux questions précises
1- Ce directeur est-il en droit de me contacter par mail ou me demander de l'appeler alors que je suis en arrêt pour maladie ? Et de m'annoncer pareille nouvelle ?
2 -Je suis à la veille de demander le bénéfice du droit à congé acquis au titre de CET avant mon départ en retraite le 1er octobre 2026. Donc il est clair pour mois que compte tenu de mon prochain départ sur CET dès le début 2026, il a été décidé de comploter un plan pour me retirer encore une prime, sachant qu'il m'a déjà été retirée la prime de chef en novembre 2026 ( 200 euros). Cela m'a encore plombé le moral en pleine maladie !
Qu'en est-il de tout cela au regard de la loi ?
Je vous remercie cher Maitre de votre aide.
Maud Geneste
Maître Maud Geneste
Cher Docteur,
Je ne peux vous dispenser de réponse qui engagerait ma responsabilité sans connaitre la nature exacte de cette prime, les conditions dans lesquelles elle a été octroyée, si elle est liée à du travail effectif, ce qui est prévu au règlement intérieur ou dans votre contrat...
Vos questionnements révèlent une situation conflictuelle avec votre direction, et impliquent un examen de l'entier litige et de l'argumentation de la direction.
Si vous souhaitiez que l'on vous assiste, je vous invite à prendre attache avec notre cabinet (https://www.ah-avocats.fr/).
Très bien à vous.

Maître Maud Geneste

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boops
Bonjour
Je pourrai prendre ma retraite à taux plein en juillet à 63 ans 7 mois( né en 1962).
Mon employeur me dit que je peux continuer à travailler sans délai de carence et sans plafond si je prends ma retraite en novembre. Soit avant 2027 pour éviter les nouvelles réglementations.
Qu'en est il réellement, puisqu'à cette date j'aurais la possibilité de cumul intégral et qu'on souhaiterait que je prolonge mon activité de médecin du travail ?
Maud Geneste
Maître Maud Geneste
Cher Docteur,

Le régime du cumul emploi-retraite ne sera effectivement pas le même selon que votre première pension de vieillesse de base prend effet avant le 1er janvier 2027, ou à compter du 1er janvier 2027.

1- Si vous liquidez votre retraite avant le 1er janvier 2027,
vous pourrez bénéficier d'un cumul intégral à condition:

d'avoir liquidé toutes vos pensions de retraite obligatoires (de base et complémentaires)
d'avoir atteint l’âge légal de départ (62-64 ans selon l’année de naissance)
d'avoir validé suffisamment de trimestres pour une retraite à taux plein.

Si ces conditions sont remplies, aucune limitation de revenus ne vous sera appliquée, ni aucun délais de carence. Vous cumulerez sans plafond la pension et le produit de vos activité.
Cette activité doit impérativement commencer après la liquidation de toutes les retraites.

Dans le cas où vous ne remplissez pas ces trois conditions cumulatives, votre pension sera plafonnée.
Le montant cumulé de vos pensions et nouveaux revenus ne devront pas dépasser:

soit 160 % du SMIC (soit 2 882,88 euros bruts mensuels en 2025)
soit le dernier traitement d’activité perçu avant la retraite (si ce montant est plus élevé)

Si vous dépassez ce seuil, la pension sera partiellement suspendue jusqu’à ce que vos revenus (de retraite et d'activité) soient à nouveau inférieur au seuil. Il s'agit d'un plafond global, qui s’applique à toutes les sources d’activité.

2- Si vous liquidez votre retraite à compter 1er janvier 2027:
La LFSS 2026 (Loi de finance de la Sécurité sociale pour l'année 2026) reconfigure le cumul emploi-retraite. À partir du 1er janvier 2027, le cumul intégral ou plafonné ne sera plus conditionné au fait d'avoir liquidé toutes vos pensions de retraite obligatoires (base et complémentaires), et d'avoir validé suffisamment de trimestres pour une retraite à taux plein. Il dépendra seulement de l'âge auquel vous liquidrez votre retraite:

- avant l’âge légal (entre 62 et 64 ans selon l’année de naissance), votre pension sera totalement diminuée à hauteur de vos revenus d'activité, et ce dès le premier euro. Le cumul devient pratiquement impossible;
- entre l’âge légal et l’âge d’annulation de la décote (67 ans) un cumul emploi-retraite partiel sera possible mais si vos revenus dépassent environ 7 000 € par an, votre retraite sera diminuée de 50 % du montant dépassé;
- après 67 ans, le cumul emploi-retraite sera libre, sans limite avec la création de droit à une seconde pension.

Conformément à l’article 102 de la LFSS 2026, les nouvelles règles s’appliquent uniquement aux assurés dont la première pension de vieillesse de base prendra effet à compter du 1er janvier 2027. Si vous liquidez votre retraite avant cette date vous demeurerez soumis aux règles antérieures (les 3 conditions cumulatives pour un cumul non plafonné).

Bien à vous

Maître Maud Geneste

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bulbe49
En cumul emploi-retraite, j'ai 76 ans et j'exerce en libéral, puisse prendre une activité salariée ?
Maud Geneste
Maître Maud Geneste
Cher Docteur,
Le régime de cumul emploi-retraite ne limite pas la nature de l’activité professionnelle exercée après la liquidation des pensions, qu’elle soit libérale ou salariée. Ainsi, en cumul emploi-retraite vous pouvez exercer une activité salariée en parallèle de votre activité libérale. Il y une limite d'âge légale à 72 ans dans le public mais pas dans le privé.
Bien à vous

Maître Maud Geneste

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Ben
Bonjour,
Quand je sollicite une imagerie (IRM, scanner…) , le radiologue m’adresse un compte rendu papier et point de support d’images ( CD, support films).
Je suis médecin spécialiste et pour ma lecture et l’explication au patient, je me retrouve démuni.
Certains radiologues donnent des codes d’accès avec toute la démarche internet, signaler les codes (majuscule, minuscule...) avec le risque de se tromper et c’est chronophage.
Le radiologue a-t-il obligation de transmettre un support d’examen (CD ou films) ?
Merci pour votre éclairage.
Maud Geneste
Maître Maud Geneste
Cher Docteur,
Le radiologue n’a pas l’obligation légale de remettre spontanément un CD ou des films. Toutefois, un simple compte rendu papier sans accès aux images n’est pas suffisant.
Le radiologue a l’obligation de rendre les images accessibles et de les transmettre sur demande au patient ou au médecin qui a prescrit ces radios dans un format exploitable.
Le patient a droit à l’accès à l’ensemble de son dossier médical, en ce compris les examens complémentaires et comptes rendus (IRM, scanner, etc.), sans qu'aucun “support” ne soit imposé (CD, films, clé USB…). Le radiologue peut donc fournir un accès via un portail sécurisé, graver un CD/DVD, ou fournir un autre support numérique.
Il n’est pas tenu de fournir un support physique, et si le patient le demande, les coûts de reproduction peuvent être facturés au prix coûtant (CD, envoi).
Il est vrai que certains portails avec codes d’accès ne sont pas très appréciés (démarches contraignantes pour le Confrère, délais d’expiration, interfaces peu ergonomiques)
Si c'est le cas, je vous invite à demander explicitement sur la prescription au radiologue de remettre les images sur support numérique ou papier au patient, et d'inviter également ce dernier à le demander systématiquement.
Beaucoup de cabinets y consentent dès lors que la demande est formalisée.
Bien à vous

Maître Maud Geneste

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Mirabelle
Combien de temps un pédiatre retraité doit-il conserver ses dossiers papiers ?
Maud Geneste
Maître Maud Geneste
Cher Docteur,
Le Conseil national de l'Ordre des médecins recommande que les médecins libéraux conservent leurs dossiers médicaux pendant une durée alignée sur les règles applicables aux établissements de santé. Pour ces derniers, la durée de conservation est de 20 ans à compter de la date du dernier séjour ou de la dernière consultation externe du patient Si la durée de conservation s'achève avant le 28e anniversaire du patient, la conservation du dossier doit être prorogée jusqu'à cette date (article R. 1112-7 du code de la santé publique).
En l’absence de texte fixant le délai de conservation de ces dossiers pour les médecin en exercice en cabinet médical, le Conseil de l'Ordre conseille une conservation pendant 30 ans, pour tenir compte du délai de prescription de l’action en matière de responsabilité médicale, laquelle est de 10 ans à compter de la consolidation du dommage.
La consolidation, qui constitue le point de départ du délai pour agir en responsabilité, est imprécise et varie selon les cas. Il apparaît donc prudent de conserver le dossier pendant 30 ans, voire 48 ans lorsqu’il s’agit d’un patient mineur.
À la retraite, si le pédiatre trouve des Confrères (médecins ou pédiatres selon l'âge du patient) intéressés pour reprendre ses patients en consultation, il peut les leur présenter, et si les patient consentent à cette "succession", les dossiers leur seront transmis.
En tout état de cause, le format papier n'est nullement imposé pour la conservation des dossiers patients. Vous pouvez lui préférer un archivage électronique, sécurisé et conforme aux normes d’hébergement des données de santé, ou un archivage par un hébergeur agréé. Toutes ces solutions ont un coût. A vous de voir donc si vous parvenez à faire le tri des dossiers dénués de tout risque de litige. Pour ceux-là, vous pouvez inviter le patient à récupérer son dossier s'il le souhaite, et à défaut ne pas juger utile de le conserver.
Bien à vous





Maître Maud Geneste

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EtienneG
Dans un centre dentaire où plusieurs professionnels exercent, peut-on refuser à un patient qui le demande un changement de praticien au motif de la bonne continuité des soins ?
Maud Geneste
Maître Maud Geneste
Cher Docteur,
Un centre dentaire doit respecter la demande du patient, assurer la transmission du dossier, garantir la continuité sans porter atteinte à la liberté de choix.
Il ne peut donc pas refuser un changement de praticien uniquement au nom de la continuité des soins.
Le principe reste la liberté de choix du praticien par le patient, y compris au sein d’un même centre de santé dentaire.
L’article L.1110-8 du Code de la santé publique est clair :
« Le patient a le libre choix de son praticien et de l’établissement de santé ».
En conséquence, un patient peut demander à changer de chirurgien-dentiste, même si plusieurs praticiens exercent dans la même structure.

La continuité des soins est une obligation déontologique (art. R.4127-47 CSP), mais elle pèse sur les soignants et la structure, pas sur le patient.
Autrement dit, il n'est pas possible d'imposer un praticien à un patient au seul motif de la continuité des soins.
C’est au centre d’organiser la continuité malgré le changement.

Un refus n’est envisageable que dans des situations objectivement justifiées, par exemple :
- aucun autre praticien n’est compétent pour l’acte en cours (ex : traitement très spécialisé),
- indisponibilité réelle des autres praticiens dans un délai compatible avec l’état du patient,
- risque médical immédiat lié à une interruption brutale du traitement (ex : urgence non stabilisée).

Toutefois, même dans ces cas, le refus doit être temporaire, expliqué au patient, médicalement justifié, proportionné, transitoire et assorti d’une solution alternative (délai, autre structure, relais ultérieur).

Bien à vous

Maître Maud Geneste

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adn
Bonjour,
Médecin gastro-entérologue retraitée depuis juin 2022, je suis sollicitée pour être médecin bénévole sur un tournoi sportif.
Quelles sont mes obligations légales en particulier en matière de RCP ?
En vous remerciant par avance,
Cordialement.
Maud Geneste
Maître Maud Geneste
Cher Docteur,
Vous devez en tout état de cause être couverte par une RCP garantissant les dommages subis par des tiers dans le cadre de cette activité, même bénévole.
La souscription de celle-ci dépend du statut sous lequel vous intervenez. Il convient de se référer au contrat que vous allez signer. S'il contient un lien de subordination, vous n'êtes pas tenu de souscrire une assurance RCP à titre personnel, car vous êtes couverte par l'assurance de votre employeur (sauf grave commise en dehors de vos missions).
Si vous intervenez en qualité de médecin libéral indépendant, alors l'article 1142-2 du Code de la santé publique vous contraint personnellement à la souscription d'une assurance RCP.
Vous devez également être inscrite auprès de votre conseil de l'Ordre en déclarant cette activité bénévole.
Bien à vous

Maître Maud Geneste

Avocat

1 rue Saint Firmin - 34000 Montpellier

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Taoflo
Bonjour,
J'exerce en secteur 3 et je ne télétransmets pas. Depuis le mois de juin 2025, la Cpam ne m'envoie plus les feuilles de soin que je lui demande. J'ai fait de nombreuses réclamations par mail et par téléphone, sans succès. Parallèlement, je reçois les autres formulaires : arrêt de travail, ordonnances sécurisées.
Pourriez-vous me dire quel est mon recours face à cette situation ? Que dois je faire pour obtenir mes feuilles de soins ?
En vous remerciant.
Maud Geneste
Maître Maud Geneste
Cher Docteur,
La CPAM n'a aucune obligation légale d’envoyer des feuilles de soins papier aux médecins. En qualité de médecin même non conventionné vous avez un compte amelipro et pouvez commander vos imprimés et feuilles via ce compte.
Très bien à vous.

Maître Maud Geneste

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