Dr M Tonnel, Médecin du travail, Femme, 63 ansLibéralisation nécessaire des contrats de travail, souffrance au travail, épidémie de burn-out sont en lien avec la rigidité du code du travail. Dans le cas de l'insatisfaction au travail, erreur de management, conflits de personnes, engendrant une épidémie d'inaptitudes définitives au poste de travail, souvent après refus par l'employeur de signer une rupture conventionnelle, seule solution pour quitter l’entreprise, et bénéficier du chômage avant de retrouver un autre travail.
Le système est bloqué. Il n'y a pas assez de possibilités de changer d'entreprise et de permettre une rotation satisfaisante des personnels, avec un ratio embauche /départ équilibré.
L'argent reste le nerf de la guerre.
L'Abandon de poste est parfois proposé par l'employeur.
Le salarié accepte en général s'il est pressé de quitter l'entreprise. Il bénéficie ensuite du chômage.
Le travail est malade, il serait temps de se pencher sur le problème.
Dr Godart, Médecin généraliste, Homme, 46 ansLe gouvernement nous demande, en réponse à la demande de nos concitoyens de travailler plus (plus de patients, horaires élargis, plus de gardes). Cependant, du fait de la progressivité de l'impôt, plus je travaille et moins l'acte me rapporte. Pour n'importe quel salarié les heures supplémentaires sont majorées. La défiscalisation de nos revenus au-delà d'un certain volume HORAIRE et non financier pourrait être une solution. Cas de la majoration des consultations en fin de journée (les fameux rdvs après 18h00 parce que les gens travaillent.
Interne, Homme, 28 ansArrêter de rejeter la faute de l’échec d’accès aux soins sur les médecins. Arrêter de dire que les études des médecins sont payées par l’Etat et qu’ils doivent tout ensuite. Le service public est largement rendu entre ce qui s’appelle l’externat et l’internat ! On est surexploité, les lois du travail sont très loin d’être respectées !! Alors stop au bashing gratuit.
Nous sommes loin d’être rémunérés à notre juste valeur pendant ces 2 périodes. Titre de médecin quand il s’agit de prendre les responsabilités et de faire le travail que personne ne veut, étudiant quand il s’agit de nous rémunérer... Moins du smic horaire, pas d’heures supplémentaires, pas de RTT. Pire, quand on est externe, on ne peut pas vivre de sa rémunération, sans pour autant avoir le temps de faire un job en parallèle si on souhaite réussir ses études. C’est presque de l’indemnité insultante...
On a en marre d’être pris pour ce que l’on n’est pas. De ne pas être respectés. Trop peu nombreux, trop culpabilisés « d’abandonner » nos stages et nos patients pour faire grève (et des réquisitions des chefs de service illégales si on souhaite le faire). La majorité des jeunes médecins n’est pas là pour « faire du fric », mais pour vivre de son métier décemment en termes de temps de travail et de rémunération en rapport avec les sacrifices entrepris dès l’âge de 18 ans et qui se poursuivent jusqu’à 30 ans bien souvent, en rapport avec les responsabilités importantes, en rapport avec la pénibilité du travail réalisé !
Être jeune médecin, c’est loin d’être « la vie en rose » en France actuellement ! Et il serait temps de s’en rendre compte !
Médecin, Homme, 30 ansTravailler en urgence sur un moratoire sur l'intelligence artificielle en médecine (pour les spécialités diagnostiques dans un premier temps, et anticiper la problématique des gestes techniques, qui arrivera bientôt) en termes de :
1) responsabilité médicale
2) prérequis méthodologiques et de validation scientifique avant commercialisation et marquage CE des logiciels (études randomisées de forte puissance comme pour le reste de la médecine !) , et prise en compte des biais méthodologiques au même titre que pour les études médicamenteuses... (cf biais méthodologiques soulevés dans l'étude sur IA versus mélanome parue en 2018)
3) sécurité de l'emploi
4) enseignement et recherche
5) formations
6) passerelles de reconversion (sait-on jamais...)
Dr Stéphane Decool, Médecin généraliste, Homme, 58 ansModifier l'accueil et la prise en charge des patients en ville.
1. Par des consultations courantes et simples (gastro grippe, cystite, certains renouvellements...) prisent en charge par des infirmiers diplômés pour cela (bac+5). Le médecin arrive en deuxième ligne si mise en évidence d'une consultation complexe par la consultation d'accueil ou programmation de suivi ou de bilan pour pathologie complexe. La rémunération de la consultation simple peut être diminuée (moins de 25€) et permettre une meilleure rémunération de la consultation complexe à laquelle on peut attribuer plus de temps.
2. Rendre attractif la profession de médecins généraliste pour les jeunes praticiens en passant à un salariat. Actuellement trop de charges (environ 50%) et pas assez de sécurité ou souplesse (en cas de maladie, désir de formation, repos, loisirs ...)
3. Prévoir des maisons médicales qui regroupent tout cela.
Dr Leroy, Médecin, Homme, 47 ansExercice médecine en secteur déficitaire : autoriser les médecins à exercer sur 2 sites : par ex : en ville 4 jours par semaine et 1 à 2 jours en secteur déficitaire en collaboration avec d'autres médecins. Ceci est actuellement interdit.
Les déserts médicaux – Retraite – La santé sur-administrée – Télémédecine
Dr Laurence, Médecin, Femme, 63 ansPour pallier le manque de médecins, je propose que les médecins à la retraite puissent bénéficier du régime de la microentreprise, pour ceux qui le désirent et qui souhaitent faire des remplacements, afin de simplifier l’administratif.
Médecin généraliste, Femme, 44 ansFaire des déserts médicaux de véritables zones franches, en particulier pour les déjà installés.
Dr Ducrocq, Médecin généraliste, Homme, 51 ansTrès haut débit en campagne pour la télémédecine une chimère
Transports en commun en campagne pour la mobilité des personnes âgées (auto partage véhicules électriques)
Arrêter de multiplier les MSP sans médecin
Fin des inégalités des territoires pour les ZFU et ZRR
Favoriser le maintien des médecins installés depuis longtemps et pas seulement les nouveaux installés.
Infrastructures pour nos campagnes.
Responsabiliser les patients
Dr Varvenne, Médecin généraliste, Homme, 68 ansRecevoir un questionnaire sur les souhaits de mes patients en matière de santé
Retoquer le DMP (dossiers dans un dossier) inexploitable. Confier sa mise au point à un groupe de confrères experts en informatique médicale et sa direction à l’ordre des médecins. Exclure de la direction tous les "assureurs".
Médecine préventive
Dr Delagrange, Médecin du travail, Homme, 69 ansAméliorer de façon importante les possibilités d'actions de la médecine préventive notamment la médecine scolaire et la médecine du travail.
L'hôpital
MPR, Femme, 38 ansRevalorisation du travail hospitalier.
Reconnaissance de la MPR comme spécialité médicale et donc comme nom de service.
Sanctuarisation du temps d'enseignement et recherche.
Accompagnement des parcours professionnelles des femmes.
Facilitation du codage par des outils de codage et de traçabilité performant.
Dossier patient commun universel libéral + sanitaire + médico-social.
Orientations des stratégies hospitalières en véritable concertation avec les médecins.
Les vaccins
Dr Lienhardt, Pédiatre, Homme, 63 ansLa prise en charge des vaccinations doit être développée, vaccin contre les infections à rotavirus chez les nouveaux -nés, la prévention de la méningite à méningocoque B, la protection contre le papillomavirus étendue aux garçons ; ces protections seront efficaces en termes de prévention et sources d'économies.
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