Médecin Psychiatre, Femme, 33 ansRevalorisation du salaire des jeunes praticiens de la fonction publique. Avec un bac + 11, environ 50h de travail par semaine et des responsabilités non négligeables, nos salaires de jeunes médecins diplômés tournent autour de 2000€ net mensuels. Cela ne donne vraiment pas envie de rester dans la fonction publique.
Médecin généraliste, Femme, 62 ansDéfiscaliser le travail des médecins retraités de 67 ans ou plus, diminuer le délai de prise en charge des indemnités journalières en cas de maladie (3 mois de carence actuellement).
Médecin du travail, Femme, 59 ansJe recommande une revalorisation salariale et statutaire des médecins du travail hospitalier afin qu'ils puissent assurer leurs fonctions médicales, et pas seulement administratives et managériales.
Maintien de l'indépendance du médecin du travail et de sa formation continue.
Maintien de l'effectif maximal de 2000 agents hospitaliers pour un médecin du travail.
Les augmentations des effectifs et des différents lieux de travail ne permettent plus au médecin du travail d'assurer leurs fonctions en connaissant les lieux de travail des agents.
Cela contribue à la perte d'intérêt pour ces postes hospitaliers, que l'on constate depuis plusieurs années.
ITTAH Alain, pédiatre, Homme, 65 ansPourquoi les mutuelles et les assurances augmentent alors que:
1/ nos tarifs sont fixes depuis des années
2/ depuis le catastrophique passage de Marisol Touraine, le remboursement des soins se fait très médiocrement :
- c'est une des causes majeures de la baisse du pouvoir d'achat,
- c'est une grande cause de surcharge incontrôlable des consultations hospitalières qui reviennent en moyenne à 250 euros par consultation à la collectivité.
3/ elles remboursent les véhicules chaque année avec plus de vétusté et donc de moins en moins cher alors plutôt que de s'attaquer "aux riches" qui gagnent plus de 2000 €/mois, attaquez-vous aux assurances que l'on nous oblige à prendre et qui nous rackettent sans vergogne et sans aucune crainte.
Rhumatologue, Femme, 61 ansAu lieu de tous ces ROSP et autres contraintes, usines à gaz des différentes cotations, une rémunération correcte de l'acte clinique de consultation ainsi que des actes chirurgicaux par exemple...
Des dépassements d'honoraires ne seraient plus nécessaires pour prendre du temps avec nos patients. Cela favoriserait l'accès aux soins.
Que les soignants soient associés à toutes les décisions. Que cela ne vienne plus d'en haut mais parte de la base.
Une meilleure collaboration entre les libéraux et les hospitaliers ; Que les médecins traitants au sens large soient au courant des conclusions suite aux hospitalisations. Nous recevons souvent avec retard ou pas du tout les CR. Or, nous avons des messageries sécurisées (MSN et Apictypt) qui nous permettent déjà de communiquer entre libéraux et de recevoir les CR de labos. En revanche, les services hospitaliers les utilisent peu (j’ai des confères PH à l'AP qui n'en connaissent même pas l'existence). Des réunions informelles entre médecins hospitaliers et libéraux autour de cas cliniques. Idem entre spécialistes et généralistes de ville. D'ailleurs une messagerie permettant des mails confidentiels pour communiquer avec les patients seraient souhaitables. Pour le DMP, il faut se souvenir que tout le monde n'utilise pas internet (environ 25 % de ma clientèle). Les résultats de labos, CR d'examen complémentaire et compte-rendu de CS et d'hospitalisation pourraient être directement enregistrés sur ces messageries existantes. Cela éviterait les examens redondants.
Importance de la FMC.
Médecin de santé publique, Homme, 59 ansRevoir totalement les modalités de rémunération des actes médicaux et paramédicaux pour cesser de tirer les tarifs unitaires vers le bas, au risque (avéré) d'en dégrader la qualité et de pousser à la multiplication des volumes. Il faut un choc de tarification gagé sur un engagement fort de la profession de respecter une modération sur les volumes, contre une hausse majeure des tarifs des consultations, visites et actes techniques, médicaux, infirmiers, etc... actuellement devenus dérisoires. Au total l'objectif immédiat n'est pas d’accroître les revenus des professionnels (mais pourquoi pas si cela marche) mais de corriger énergiquement les désordres tarifaires et la surcharge de travail qui nuit aux conditions de vie au travail et j'en suis convaincu à la qualité et à la sécurité des soins prodigués à nos patients. Cela ne peut pas se faire peu à peu.
Il faut un vrai changement de mode de pensée de l'assurance maladie et de la Direction de la sécurité sociale. Les trois dernières décennies prouvent l'échec de la stratégie actuelle. Pourquoi ne pas changer.
La folie, disait Enstein, c'est de refaire toujours la même chose en espérant qu'un jour le résultat pourrait être différent.
Dr Sanrey, Homme, 42 ansJe suis généraliste à paris après avoir été installé de nombreuses années à la campagne et étant donné le coût de fonctionnement du cabinet et les loyers sur Paris, le tarif de la consultation devrait être différent à paris que dans le reste de la France pour faire face aux charges démentes. À travail équivalent, un médecin généraliste secteur 1 parisien gagne au moins 1000€ de moins par mois, pas étonnant que paris se vide de ses médecins.
Médecin, Homme, 27 ansConsultation qui nécessite beaucoup plus de temps qu'auparavant avec de multiples motifs, la prévention systématique, pathologie chronique, la décision médicale partagée (au contraire de la relation paternaliste qui demande moins de temps). La tarification à l'acte pour 25 euros ne permet pas à la médecine libérale de répondre à l'évolution de la prise en charge du patient. Revoir le mode de tarification ? Augmenter le tarif de la consultation ?
Dr Dubois, Homme, 45 ansDoubler le tarif de la consultation.
Médecin, Femme, 34 ansSortir de la rémunération à l'acte, favoriser le dégagement du temps médical, rémunérer la coordination interprofessionnelle.
Médecin, Femme, 28 ansAugmenter le tarif de la consultation en médecine générale.
Dr Lamarche-Arene, Femme, 60 ansAbrogation de la loi Touraine, grande pourvoyeuse de déserts médicaux, partage des pouvoirs entre Médecins, ARS, patients (donc suppression de l'article 1 de la loi Touraine);
Augmenter le tarif de l'acte des soignants libéraux ;
Cesser de stigmatiser les libéraux qui sont un maillon essentiel de la chaîne et
qui n'en PEUVENT PLUS ; ôter de l'administratif à l'hôpital et PARTAGER le pouvoir avec les soignants (partout en fait); obliger les mutuelles (comme c'était le cas avant la loi Touraine) à rembourser les restes à charge en cas de complément d'honoraires; équité des droits des libéraux en cas de maladie avec les salariés (90 jours de carence actuellement !!! et exclusion pour les pathologies antérieures) ;
Arrêter de se mêler de tout et de n'importe quoi surtout quand ça marchait avant (exemple de l'obligation des travaux pour personnes handicapées alors que les médecins se déplaçaient à domicile ;
de nombreux médecins ont anticipé leur départ à la retraite et de nombreux jeunes ont refusé de s'installer à cause de cette disposition).
Médecin généraliste, Femme, 31 ansUne meilleure utilisation de certains services publics dans le cadre de la prévention primaire (PMI, santé scolaire) et la lutte contre les déserts médicaux. La suppression d'hôpitaux de proximité accentue les déserts médicaux et d'accès aux soins. Un grand débat autour de notre population vieillissante, d'Ehpad. Des services d'urgence qui ne peuvent plus assumer les prises en charge. La santé dépend des conditions de bien-être ce qui se rapproche de plus en plus de la santé communautaire. La démocratie sanitaire doit se préoccuper des futures générations qui ne pourront plus assumer les futures dépenses.
Dr DEGRAVI, Homme, 62 ansCréation d'un nouveau secteur conventionnel (couverture sociale territoriale) visant à couvrir les zones sous médicalisées définies par l'ARS en ouvrant des cabinets secondaires pour améliorer l'accès aux soins.
Le praticien y exercerait quelques vacations par semaines au tarif conventionnel strict en échange d'une liberté tarifaire (restant à définir) dans son cabinet primaire.
Cette formule permet au praticien de faire face aux frais supplémentaires générés, avec un RAC plus important pour la patientèle de régions surdotées au profit des patients des régions nécessitant une meilleure couverture médicale.
Jospin avait déjà théorisé cette péréquation territoriale dans une optique fiscale, en son temps.
Dr Camus, Femme, 66 ansNon conventionnement à l'assurance maladie dans les régions surdotées, on ne peut plus attendre après quarante ans de tergiversations.
Prise en compte de la spécificité de la psychiatrie tant des pathologies, des formes de soins, du temps nécessaire pour soins et donc particularité des hospitalisations.
Dr Tabet, Homme, 76 ansAugmenter le numerus. Proposer une bourse aux étudiants en médecine en échange d’un engagement de 15 ans en zone dépeuplée médicalement, sinon remboursement de la totalité des avances... Comme pour l’Education Nationale.
Médecin généraliste, Femme, 31 ansLa sous-densité médicale actuelle nécessite une vraie réflexion avec développement de la prévention et de l'éducation médicale +++
Pourquoi pas au collège et lycée développer en cours de SVT des "bases médicales".
Que tous connaissent les signes d'un rhume et d'une gastro et savoir quoi prendre en pharmacie pour ne pas consulter systématiquement pour ce genre de motif ?
Apprendre à tous le massage cardiaque et manœuvre de Heimlich par exemple pour que tout le monde puisse réagir en cas d'urgence?
Et faire gérer les institutions par des médicaux et non des administratif comme pour les chefs d'établissements, l'ARS, la CPAM... qui nous assomment de contraintes non médicalement adaptées.
Dr JPEG, Homme, 61 ansFormer les futurs médecins sur leur lieu de vie et non plus en fac pour combattre la désertification médicale et pour donner à chaque étudiant les mêmes chances de réussite.
La désertification médicale est un problème préoccupant pour lequel les solutions proposées n'apportent et n'apporteront pas à mon avis de satisfaction.
En effet :
la suppression du numerus clausus (nombre limite d'étudiants autorisés à faire médecine chaque année) va se heurter à son financement, les hôpitaux vont devoir les payer. Même à bas prix, il y aura un surcoût pas toujours supportable pour ces établissements et le numerus clausus risque d'être remplacé par, lors des examens d'entrée, une adaptation de la moyenne des notes aux besoins de main d’œuvre des hôpitaux.
La suppression du redoublement en première année va avoir un effet négatif :
Les personnes habitants près des facultés et non entravées par des moyens de transport longs et onéreux, seront favorisées car disposant de plus de temps pour travailler ; Les familles ayant de bons revenus paieront, et cela se fait déjà, une année préparatoire non comptabilisée comme première année. Dans ces conditions, l'école de médecine va devenir une quasi exclusivité des personnes vivant dans des villes ayant une faculté de médecine ou de familles suffisamment aisées pour payer à leurs enfants un appartement à proximité de la « fac » et une école préparatoire. Le nombre de candidats médecins se limiter à cette frange de la population.
Proposer un service médical obligatoire pendant 4 années en campagne risque d'être dissuasif pour beaucoup de citadins. La médecine générale va être désertée pour éviter cette contrainte. En outre, proposer les 4 premières années à la campagne revient à médicaliser les zones de désertification avec des professionnels ayant insuffisamment d'expérience.
La situation actuelle est la suivante :
Aujourd'hui un étudiant en médecine va passer une dizaine d'années à graviter autour de la faculté dans des services spécialisés ou ultra-spécialisés loin de toute primo-prise en charge, mis à part les services d'urgence. Il est utopique de lui demander de quitter ses amis, ses connaissances, ses relations et repères, son ou sa conjointe pour s'installer même dans sa terre natale. C'est cette situation qu'il faut changer et les moyens modernes y sont parfaitement adaptés.
Mes propositions sont les suivantes :
Maintenir le plus possible les futurs médecins et plus particulièrement les futurs médecins généralistes dans leur milieu social, familial, citadin ou rural. Je rappelle que le médecin généraliste est la pierre angulaire de notre système de soins, sa disparition signifie la remise en cause de tous les projets actuels.
Les moyens existent déjà.
En effet, les cours pourraient parfaitement être donnés par internet dès la première année de médecine. Tout ce qui est travaux pratiques pourraient être effectués dans des structures de soins de proximité. Il va de soi que les examens resteraient à la faculté.
Quels avantages.
Faire sa médecine chez soi, va favoriser le maintien du futur médecin dans sa région.
Sa formation sera plus adaptée à ce qu'il va rencontrer.
Pour les étudiants en cours d'étude, cela peut entrer en vigueur dès l'an prochain, raccourcissant de délai d'installation des futurs médecins, et donc réduisant de délais de carence en personnel pour la population.
Ces formations nécessiteront moins de locaux et moins d'enseignants.
Ces enseignants seront nationaux, permettant une meilleure homogénéisation des apprentissages.
Les facultés restant en place pour les étudiants locaux ou ceux optant pour une autre spécialité que la médecine générale, il n'y aura pas de réduction de poste d'enseignants, donc pas de suppression de postes de professeurs en médecine.
Il y aura donc plus d'expertise dans chaque spécialité, expertise de terrain ou niches médicales, donc de meilleurs praticiens et une valorisation nationale et internationale.
L'intégration rapide des étudiants dans les cabinets médicaux ou services spécialisés va entretenir les connaissances des gens de terrain, apporter les nouveautés et amplifier les échanges professionnels. Rappelons qu'actuellement le financement de la formation des médecins pose problème. Elle tient parce que peu de médecins y participent. Pour l’obligation à venir de mise à niveau, ces fonds sont insuffisants et ne permettrons jamais de former tout le monde. Les médecins vont refuser de devoir tout payer. Ce transfert de connaissances étudiants/médecins installés serait inespéré.
Ce débat est à ouvrir autour de ce qu'il manque dans ce résumé, mais il me semble que ce projet pourrait et devrait être porté par les communes ou départements touchés par la désertification, ou en passe de l'être, et ne disposant pas d'une faculté de médecine.
Dr Tourette, Homme, 69 ansDeux petites choses :
1/ l'article de Médiapart sur les raisons réelles du retrait de Chantal Jouanneau, officieux dès le 21/12/2018 pour non-respect par le gouvernement des exigences de transparence et d'ouverture de la commission en dit long sur la sélection des sujets qui seront abordés, et sur l'honnêteté des conclusions qui seront rendues public après "filtrage" (censure ?) gouvernemental.
2/ que l'on cesse de nous rebattre les oreilles avec les déserts médicaux. Quand, dans une commune, le gouvernement ferme le bureau de poste, le centre des impôts, et des classes, voire toute une école, logiquement la boulangerie, la boucherie et l'épicerie ferment. Pourquoi veut-on qu'un médecin soit assez stupide pour s'installer dans ce désert pas seulement médical ? Ou alors, qu'il soit salarié, avec un salaire décent, mais de grâce, Monsieur le sénateur je-ne-sais-plus-qui, cessez vos propositions de loi visant à imposer l'installation aux jeunes médecins dans des zones ou un libéral n'a aucune chance de vivre. Le pays ne peut pas avoir les avantages d'une médecine libérale en refusant d'en accepter les impératifs. (cf le beurre, l'argent, la crémière, etc...)
Dr Covariance, Homme,57 ansLes déserts médicaux ont été créés par la haute fonction publique et les politiques depuis 40 ans et réduisant volontairement l'accès aux études médicales afin de créer une pénurie de médecins. Ceci est notamment visible pour la médecine générale. Quand comptez-vous demander des explications aux ministres et secrétaires d'états de l'époque ? Quand comptez-vous auditionner les hauts fonctionnaires qui ont encadré (soutenus) ces décisions ?
Si vous voulez des médecins en ville il faut leur donner des conditions de travail correcte c'est à dire une rémunération en accord avec la difficulté et la longueur de leurs études et la valeur de leur travail. Qu'attendez-vous pour agir ?
Dr Gibert Eric, Homme,60 ansConcernant les déserts médicaux, il faut revenir à un système d'internats régionaux. Il y a 30 ans nous passions l'internat du CHU et des périphériques du CHU ce qui permettait de mailler le territoire dans son ensemble, les étudiants sont assez grégaires dans 70 % des cas et s'implantent très facilement dans des territoires qu'ils ont connus depuis leur enfance.
Il faut ouvrir des passerelles comme cela existait à cette époque permettant des échanges interrégionaux pour les internes à compétences et spécialités égales.
Redonner de la souplesse à un système qui s'est trop verrouillé dans le temps, ouvrir des passerelles entre les différents territoires de santé, faire confiance aux acteurs de terrains dans les initiatives régionales, accompagner tous les projets et revenir à une gestion locale sans a priori que ça soit des maisons de santé ou des médecins qui s'installent seuls, avec ou sans paramédicaux.
Le système libéral doit continuer à rester un des éléments de la pratique médicale tout en favorisant ceux qui souhaitent se salarier.
Pour permettre aux médecins de s'installer en libéral il faut simplifier les charges administratives, par exemple en rendant ameli.fr beaucoup plus lisible dans les retours des patients pris en charge à 100% AME...facilitant leur repérage par les médecins dans leur comptabilité,
Simplifier l'usage des logiciels de gestion qui sont extrêmement chronophage à la fin d'une journée d'activité libérale.
Ces éléments sont parmi ceux qui brident les jeunes à s'installer en libéral et à privilégier le remplacement.
Déconnecter la dépendance financière des syndicats par l'État en obligeant tous les médecins (tous les Français d'ailleurs) d'adhérer à un syndicat en leur permettant une défiscalisation de leur cotisation.
Ne pas légiférer avant d'avoir acquis les moyens de ses ambitions : exemple : la révolution numérique où nous passons à la téléconsultation et aux échanges de courriers sous le contrôle de la RGPD alors même que le haut débit n'est pas installé partout, la fibre non plus, le débit pas stable, l'itinérance du wi-fi impossible à mettre en place alors qu'aux États-Unis elle est disponible dans tous les transports, dans les magasins sans nécessité de se faire connaître reconnaître par son adresse Internet.
Comment comprendre la fermeture d'hôpitaux et de lits d'hôpitaux depuis 20 ans (plan Juppé) alors que la France, dans la même période, a pris 8 millions d'habitants.
Oublions d'ailleurs lors de cette période, ces mesures énarquiennes le numerus clausus trop bas, la fermeture des écoles d'infirmières comme les départs en retraite anticipée de nombreux médecins.... (Merci Mr Juppé et ses collaborateurs zélés!!)
Fermer des petites maternités qui font moins de 300 accouchements annuels dans les territoires alors qu'on autorise maintenant les sages-femmes d'être payées en libéral, de se déplacer au domicile des parturientes et d'avoir la capacité de distinguer une grossesse qui évolue bien et pris en charge dans une petite paternité et de celles qui nécessitent la prise en charge dans un grand centre.
Pourquoi ne pas avoir dans un tel contexte développé l'hospitalisation à domicile comme cela avait été proposé pendant la présidence Chirac par une de nos consœurs ministre de la santé.
D'une façon plus générale permettre à tous les étudiants d'avoir du temps de réflexion dans leurs orientations notamment par exemple une année sabbatique comme le font beaucoup les Américains, et non d'imposer dès le bac des choix de filières à prendre ou pour l'internat la spécialité à choisir dès le classement.
Il y a de nombreuses années, les internes passaient une à deux années dans différents services avant de privilégier un choix d'orientation.
Libérer la filière médecine générale de la tutelle hospitalière car les patients vus dans le service hospitalier ne correspondent pas à ceux suivis en ville.
Beaucoup d'association de formations continues dispose depuis longtemps d'un enseignement tout à fait en accord avec la pratique de la médecine générale.
D'une façon plus générale ne pas trahir la laïcité cette spécificité française, en obligeant l'islam à se conformer aux lois de la République comme les autres religions, nombre d'entre eux se définissent d'abord par leur religion avant leur citoyenneté, leur pratique avant le vivre ensemble.
Rappelons qu'aux États-Unis si les signes religieux peuvent être arborés dans le travail le patient musulman ne peut pas refuser de servir du porc ou de l'alcool si son métier le contraint sous peine d'être licencié, de serrer la main des Femmes et des Femmes des Hommes etc.
Je rencontre de temps en temps ce genre de situations dans ma pratique médicale, et dans ma ville il n'est plus possible de s'acheter un sandwich ou des repas contenant du porc.
Médecin généraliste, Homme, 33 ansImpliquer davantage les Départements de Médecine Générale pour favoriser l'installation des jeunes médecins en zone rurale.
Médecin généraliste, Homme, 55 ansUne meilleure utilisation de certains services publics dans le cadre de la prévention primaire (PMI, santé scolaire) et la lutte contre les déserts médicaux. La suppression d'hôpitaux de proximité accentue les déserts médicaux et d'accès aux soins. Un grand débat autour de notre population vieillissante, d'Ehpad. Des services d'urgence qui ne peuvent plus assumer les prises en charge. La santé dépend des conditions de bien-être ce qui se rapproche de plus en plus de la santé communautaire. La démocratie sanitaire doit se préoccuper des futures générations qui ne pourront plus assumer les futures dépenses.
La santé sur-administrée
Dr Bessis, Homme, 65 ansRefonte des juridictions disciplinaires, refonte du code de déontologie, refonte du fonctionnement des ordres, limitation des mandats et des cumuls de mandats, transparences des subventions versées aux syndicats médicaux, référendum de la profession pour chaque accord conventionnel avant signature...
Dr RIAHI, Homme, 40 ansRevenir à une vraie liberté d'exercice pour les médecins, qui doivent avoir les moyens de se coordonner et d'améliorer leurs conditions d'exercice sans en référer à une tutelle; en pratique, cela passe par l'OPTAM pour tous (mg et spés) et sortir de l'impasse de la différence de remboursement secteur 2 optam ou non; pour les MG, grâce à l'OPTAM, financer une refonte de leur exercice par des assistants médicaux ou infirmières cliniciennes, et une aide à une meilleur organisation via les futures PTA ou CPTS mais qui doivent être des outils pour sauver la médecine libérale, non pour la détruire; pas de contrainte, que de l'apport pour s'organiser et travailler ensemble; mieux utiliser l'argent pour l'hôpital, en finir avec la T2a, faire une régulation de l'accès aux urgences. Et pour les MG et spécialités cliniques, construire une vraie ccam prenant en compte la complexité des actes, incitant à prendre en charge les patients complexes. En gros, moins d'administratif, plus de moyens pour la médecine.
La santé sur-administrée
Dr KOLF, Homme, 61 ansPourquoi payer une Simca 1000 le prix d'une Ferrari quand on peut avoir une Ferrari pour le prix d'une Simca. Nous faisons réaliser en France des millions d'examens de suivi de pathologie ou des examens de dépistage en centre hospitalier. Ces examens reviennent à la collectivité en moyenne 3 fois plus cher selon les chiffres publiés par l'AP-HP que les mêmes examens réalisés en ville. Et pour travailler dans les deux systèmes, je peux vous garantir que les examens réalisés en ville sont bien plus performants. Quand un appareil présente un défaut à l'hôpital c'est la croix et la bannière pour le faire réparer. Et ça prend des semaines. Le même défaut en ville est réglé en 24 heures. Sans parler des actes réalisés aux urgences qui ne relèvent pas des urgences et dont le coût de revient pour la collectivité est insupportable. Quand j'entends les responsables politiques nous expliquer que l'on ne peut pas faire d'économies sur la santé sans réduire le nombre d'infirmières alors qu'elles sont déjà débordées, cet argument est fallacieux. Il ne faut pas réduire le nombre d'infirmières là où l'on a besoin d'elles. Il faut dégraisser les services de consultation et rendre leur attractivité aux pratiques libérales. Quand à partir d'un certain nombre d'actes un praticien libéral n'a plus d'intérêt financier à travailler tant les prélèvements obligatoires deviennent confiscatoires, Il a plutôt intérêt à rentrer chez lui faire le ménage ou tondre sa pelouse. Alors que dans le même temps les malades ne parviennent pas à obtenir de rendez-vous. Que l'on nous laisse un bénéfice à travailler quelques heures de plus dans la semaine et le problème de la démographie se réglera naturellement.
Les économies à réaliser dans le domaine de la santé sont considérables. Mme Buzyn est sans aucun doute dans le vrai quand elle annonce 30 pour cent d'actes inutiles. Je peux vous garantir que la plupart de ces actes sont réalisés à l'hôpital. Et plus particulièrement dans les CHU (publications obligent). Ma pratique m'amène à me battre chaque jour contre ces abus et j'ai parfois l'impression de me battre contre des moulins...
Dr Loisance, Homme, 72 ansLa mort de l'hôpital est en grande partie encouragée par l'administration. Celle-ci exerce un pouvoir absolu : de la programmation et l'investissement à la gestion quotidienne. Conséquence : les médecins et infirmières ont perdu le sens de leur travail. La mise en place des 35 heures et la création des DSI ont généré une situation chaotique au sens ethnologique de chaos. L'administration a cassé le trio efficace : un chef avec une vision, une surveillante charismatique sur la même longueur d'onde et une secrétaire. Solution : complètement revoir la gouvernance et fermer l'école de Rennes.
Dr Kalifa, Homme, 72 ansPour une meilleure implication de l'ordre dans le système de santé.
Médecin généraliste, Homme, 61 ansAutre proposition. Les grossesses gémellaires constituent un réel handicap. Se déplacer au 3ème trimestre est vraiment difficile. De même avoir deux nouveaux nés à gérer n'est pas simple non plus. Je propose que les Femmes disposent d'un macaron donnant accès aux places de stationnement pour personnes handicapées dès 5 mois de grossesse et jusqu'au 2ème anniversaire des jumeaux.
Voilà une mesure qui ne coûte pas cher et qui peut faciliter la vie des personnes concernées.
Dernière proposition.
Je trouve scandaleux que les pouvoirs publics nous imposent le télérèglement pour les charges sociales et les impôts. Qu'ils fassent l'effort pour rendre ce mode de règlement attractif serait une très bonne chose. Qu'ils le rendent obligatoire sans faire plus d'efforts pour simplifier la procédure n'est pas acceptable.
Les études médicales
Médecin Généraliste, Homme, 50 ansCréation d'un dispositif pérenne pour la mise au niveau des diplôme de médecins diplômés hors l'UE afin de les autoriser l’exercice de profession.
Médecin Généraliste, Homme, 67 ansAdapter le nombre d'étudiants en médecine aux futurs besoins de santé de la région.
Allergologue, Femme, 60 ansInterdire les feux de cheminées en ville et en banlieue.
Arrêt de fabrication des véhicules diesels.
Bus électriques.
Remboursement identique au patient par la sécurité sociale des actes médicaux que le médecin soit en secteur 1 ou 2.
Plutôt que de créer des forfaits pour ci ou pour ça, revaloriser les actes dont certains n'ont pas bougé depuis 20 ans! ou alors les associer au cs comme ça n'est le cas bizarrement que dans certaines spécialités.
Augmenter très significativement le numérus clausus pour résoudre la pénurie de médecin en ville et à l'hôpital mais garder ces places pour les jeunes qui ont vraiment envie de faire médecine plutôt que pour ceux qui hésitent et viennent d'autres études.
Bus itinérant avec médecin, infirmier et kiné passant à jour fixe dans les villages pour éviter aux habitants parfois âgés de se déplacer et pour éviter à des jeunes médecins de s'installer dans des endroits sans école pour leurs enfants et sans travail pour leur conjoint.
Arrêter de payer pour une soit disant formation dont les thèmes ne correspondent jamais à notre pratique.
Si un médecin va régulièrement à des congrès et à des réunions de formation, ne pas imposer un dpc avec des thèmes précis souvent en rapport uniquement avec des économies réalisables pour la sécurité sociale.
Plutôt que de rendre obligatoire des génériques de toutes sortes dont beaucoup de patients ne veulent pas, obliger plus simplement les laboratoires à baisser leurs prix après plusieurs années de mise sur le marché.
Médecin spécialiste, Femme, 28 ansPour les médecins : Respect du temps de travail 35h/semaine à l'hôpital et pas 95h+++++ ... Moins de stress, plus de protection juridique, plus de postes de PH/ PuPH à l'hôpital public car besoin ressenti, respect de la grossesse chez la Femme sans conséquence néfaste pour elle (poste..), plus de plafond de verre ni sexisme envers les Femmes, alléger les études médicales en stress++ et charge de travail! Etc...
Retraite
Dr Ladouceur, Homme, 70 ansLa santé a été totalement écartée du grand débat bien qu’elle fasse partie en second plan des préoccupations exprimées dans la rue. Il nous revient, en tant que professionnels, de les mettre en évidence sans parti pris ni préoccupations existentielles, dans l'intérêt général de la population.
Outre les thèmes classiques qui portent essentiellement sur la médecine de soins (sauf en partie pour les soins primaires), il serait important d'ouvrir aussi le débat sur la médecine de prévention qui est soit une grande muette comme la Médecine de travail, soit un parent pauvre comme la Médecine Scolaire. Dans le même ordre d'idée ne faut-il pas débattre aussi d’une Médecine préventive de maintien à domicile de troisième âge ?
Une autre idée qui me trotte à l'esprit depuis longtemps est la sous-utilisation "organisée" des professionnels de santé à la retraite. Je vais, moi-même aborder dans quelques jours ma retraite à 70 ans et envisage de continuer ma participation à la médecine humanitaire à l'étranger. Certes il ne s'agit pas d'obligations de nous faire travailler mais de mettre en place sous l'égide d'un organisme dédié, un appel au volontariat, moyennant une liberté de travail et quelques compensations (ristourne de contributions sociales par exemple, frais de déplacements...), une médecine de conseils, de prévention, de coordination et d'orientation, évitant consultations et hospitalisations inappropriées. Une telle structure peut être associée aux maisons de santé ou à une mairie.
Enfin, concernant la charge de travail du personnel hospitalier ou de ceux des établissements divers pour personnes âgées, il est paradoxal de constater que tout le système français fonctionne sur un mode de consommation de santé et de déresponsabilisation des intéressés comme de leurs familles. Seule la charge financière qui devient écrasante individuellement ou socialement est prise en compte par les gestionnaires de santé, quand elle ne leur éclate pas à la figure sous forme de rare rébellion des médecins ou de manifestations du personnel hospitalier. Quid alors de la possibilité de participation physique ou autres contributions possibles de la famille ou des proches ? Le système français ne le prévoit pas, sauf rarement et en bricolage pour la pédiatrie ou les soins palliatifs hospitaliers. Quelle responsabilisation des familles, quelle participation possible des associations, quelle meilleure adaptation et souplesse du système hospitalier ...et de la sécurité sociale pour diminuer le poids global de ces charges ? Comment re-humaniser et éviter une approche de plus en plus technocratique de la médecine en France, comme le laisse prévoir ces appels de pieds à la télémédecine ?
Dr Bonduelle, Homme, 68 ansPour améliorer la démographie médicale, rapidement supprimer les cotisations CARMF à fonds perdus pour les médecins en cumul emploi retraite. Ce qui me permettra à de nombreux médecins proches de la retraite et retraités d'opter pour une poursuite de leur activité à temps partiel au début de leur retraite sans être taxés pour rien.
Dr Lagneau, Homme, 63 ansN'étant pas du genre à faire des doléances, et d'ailleurs souvent déçue de voir les médecins se plaindre sans être constructifs, j'ai 2 propositions à faire :
1) Surfer sur la bonne volonté des médecins à vouloir travailler largement au-delà de l'âge légal de la retraite. Il faut trouver une solution financièrement viable de pouvoir travailler seulement quelques heures par semaine, je pense notamment à tout le temps médical qui pourrait ainsi être récupéré pour faire de la télémédecine par de jeunes retraités dont l'expérience et le sens clinique sont un plus pour cette pratique.
En effet, si de jeunes retraités veulent travailler il n'y a à l'heure actuelle que 2 solutions :
- rester retraité actif, mais le poids des charges ne permet pas de travailler peu dans cette situation.
- être salarié d'un établissement de santé, ce qui n'est pas le cas des structures proposant la télémédecine.
Donc ma proposition : trouver une solution financièrement viable pour garder en soins primaires, même à distance, des médecins retraités souhaitant garder une très petite activité.
2) Deuxième proposition : pour réguler l'accès aux soins, être plus pédagogique avec les patients, en faisant par exemple des campagnes d'information dignes de ce nom sur la notion d'urgence, d'accès illimité aux médecins, de temps de délai des consultations, de l'acceptation de refus de la part de médecins, etc.…. Je ne vois pas comment l'on peut continuer à faire porter aux seuls soignants la charge d'une demande illimitée d'accès aux soins par des personnes de plus en plus exigeantes et pressées.
Dr Lardet, Homme, 67 ansFavoriser le cumul en limitant les cotisations CARMF et URSSAF inutiles.
Dr STREHL, Homme, 66 ansFiscalité : cumuler une retraite modeste de l'Education Nationale (carrière partielle de 20 ans en tant que Médecin) et exercer ensuite des vacations en hôpital public a entraîné une amputation de ma pension. Le mécanisme absurde rogne d'autant plus la pension que celle-ci est faible, c'est le monde à l'envers, une pension plus importante n'aurait pas été rognée. Et, ce qui n'aurait pas été le cas non plus si l'activité complémentaire avait eu lieu en secteur privé. C'est une façon de décourager à reprendre une activité à l'hôpital public, malgré la pénurie de médecins. Ma proposition : modifier les mécanismes limitant le cumul emploi retraite de façon à ne pas pénaliser les retraités ayant une faible pension.
Taxer de façon importante comme certains pays le font tous les alcools, y compris bien entendu le vin alcool également, contrairement à ce que dit le ministre de l'agriculture. Celui-ci a-t-il publiquement présenté des excuses pour avoir émis une telle bêtise qui ne tient pas compte des avis de médecins spécialisés en addictologie, professeurs de médecine de surcroît ? Pourquoi est-il encore en fonction alors ?
Dépenses publiques : investir pour créer des places d'hébergement pour Femmes SDF avec nouveau-nés aussi à la rue, éviterait ensuite des dépenses de soins pour infections, par exemple tuberculeuses, pneumonies, etc ou des morts …
Investir pour ne pas renvoyer à la rue un Homme SDF après son séjour en Réanimation cardiologique pour infarctus éviterait de le retrouver 15 jours après avec un second infarctus. Economies de coûteux séjour en réanimation...
Mieux contrôler l'efficacité de chaque dépense,
Investir pour le long terme de façon éclairée.
Transition écologique :
Transport non polluant pour diminuer la pollution atmosphérique.
Faciliter l'usage du vélo par l'aménagement de vraies pistes cyclables bien entretenues. Avec des vélos taxi pour les personnes non en capacité de pédaler. Avec des vélos capables de transporter un petit chargement. Généraliser les parkings à vélo sécurisés dans les gares ou ailleurs, ce qui inciterait à délaisser la voiture. Dans les zones rurales, des petits bus mais nombreux et fréquents.
L'Ordre des médecins
Médecin en santé publique, Homme, 32 ansSupprimer l'ordre des médecins : à part nous racketter tous les ans de notre cotisation, je n'ai jamais le moindre contact, ni aucune aide lorsque j'en demande
à part assurer une rente à ses représentants, et se payer des biens immobiliers hors de prix, cet ordre n'a aucune utilité et doit disparaître.
Médecin hospitalier, Homme, 55 ansSuppression du conseil de l’Ordre. Je n'en vois pas l'utilité si ce n'est de prélever une dime annuelle pour que je puisse travailler (mon diplôme est secondaire...). Que font-ils de l'argent mis à part des gueuletons...
Jamais le conseil de l'ordre n’a pris la défense d'un médecin. Jamais le conseil de l'ordre n'a pris position sur les problèmes de l’hôpital.
finissons-en avec ces relent Vichystes...c'est juste un organe de Contrôle.
Urgences - Transport sanitaire - Administration
Dr Lewko, Homme, 70 ansCréation d'un cabinet de médecine générale à proximité des urgences hospitalières, avec gardes, afin de recevoir en première intention les patients adressés aux urgences, d'en faire la sélection et le traitement si utile, afin de décharger les urgences des cas qui ne sont pas de leur ressort.
Médecin Généraliste, Femme, 31 ans1/Réorganiser les urgences hospitalières en refusant les demandes de consultations qui ne sont pas des urgences.
2/ Faire payer les consultations de ville non honorées par les patients (afin que cela les force à penser à prévenir de leur absence à la consultation), on peut ainsi récupérer entre 3 et 5 consultations PAR JOUR ET PAR MEDECIN GÉNÉRALISTE, et les redonner aux patients qui seraient allés aux urgences pour de la bobologie.
3/ que l'accord de prise en charge à 100% pour les transports en ambulance soit géré initialement par la Sécurité Sociale comme pour les ALD.
4/ que les certificats de MDPH ne soient prescrits et gérés que par les médecins MDPH, OU le rendre numérique à 100% et ALLÉGÉ sur Ameli.
5/ Nous enlever la paperasse inutile ! Nous voulons soigner les patients !
Les impôts
Médecin Urgentiste, Homme, 35 ansReformer la 5ème république. Le monde a complètement changé depuis 1958. Les personnes choisies (notamment les ministres de la santé successifs) ne prennent pas les bonnes décisions.
Faire en sorte que l’impôt soit plus juste et plus progressif.
Récupérer l’argent de l’évasion fiscale et mettre la pression à l’Europe pour des décisions fortes communes. Mettre l’urgence écologique en haut des préoccupations.
Médecin Généraliste, Femme, 43 ansLes professionnels médicaux se meurent la loi de Marisol Touraine interdisant les dépassements d'honoraires, qui étaient pris en charge par les mutuelles (alors que maintenant la prise en charge des dépassements par les mutuelles est plafonnée !!! et beaucoup moindre que ce qu'elle était) n'a fait qu'accélérer un processus déjà bien enclenché depuis plusieurs années. La problématique est complexe mais confortée par les administratifs de l'état qui ne veulent plus de médecins et les asphyxient donc par la stagnation du numérus clausus mais aussi par le plafonnement de leurs honoraires.
Pouvez-vous concevoir une consultation médecine générale (bac + 8-9) = consultation sage-Femme (bac +5 ! je crois maxi) alors qu'elle est multipliée par 3 pour les spécialistes (en moyenne 80 euros) (bac + 10-11), ajouter à cela des prélèvements obligatoires pour la retraite sur une base 3 fois supérieure et un plafonnement de cette même retraite, ainsi qu'un calcul fait sur les 25 meilleures années pour les libéraux et les 6 meilleurs mois pour les fonctionnaires (n'y-a-t-il pas un juste milieu !)
N'oublions pas l'URSAFF qui n'est pas cotisée par toutes les structures publiques .... et tellement d'autres chose !
Mes propositions sont d'aligner toutes les cotisations sur une base commune supérieurs à 6 mois et inférieurs à 25 ans.
De faire payer l'URSAFF à toutes les entreprises mêmes celles ayant bénéficier d'aide d'état (total SNCF ....) les aides d'états n'ont qu'à se faire sur les impôt.
Au point de vue médical, de créer des structures rémunérées en conséquence pour une couverture 24 h / 24 des soins primaires de proximités et réservés les urgences aux urgences mais pour cela encore faudrait-il accepter ces constats. Tellement de propositions difficiles à expliquer comme cela tant que l'on écoutera nos doléances.
Dr Antinozzi, Homme, 43 ansDiviser par trois le numéro de députés sénateurs et tout le personnel politique, exclu les maires. Baisser leur rémunération et la rendre égale aux autres (même disponibilité, même contribution sociales, etc). De manière générale, emmener la dépense publique à max 40% du PIB.
Urgences - Responsabiliser les patients - Vaccins
Dr Constant, Homme, 67 ansPour le premier tri aux urgences des hôpitaux, il faudrait embaucher des médecins généralistes retraités afin de diminuer l'affluence aux urgences source de dysfonctionnement et d'accidents.
Je pense qu'il faudrait de nouveau inscrire le prix du médicament sur la boite (marqué en tout petit dans la facture au dos de l’ordonnance) pour responsabiliser les patients qui comprendrons alors où vont leurs impôts divers. Dans le même ordre d'idée, indiquer le coût total d'une hospitalisation lors de la sortie.
Distribuer les médicaments à l'unité (dans chaque foyer il y a une armoire pleine de médicaments non ou partiellement utilisés).
Inscrire le nom du médicament princeps sur les boite de génériques .
Remplacer les frottis par un test HPV remboursé tous les 5 ans et promouvoir la vaccination contre le papillomavirus chez les jeunes filles et les garçons+++
Rétablir la liste de garde des médecins généralistes dans chaque commune, de façon volontaire et bien rémunéré.
Médecin Gériatre, Femme, 64 ansTrop de pression fiscale, faire participer les français à leurs dépenses de santé pour qu'ils prennent conscience de leur qualité et qu'ils soient plus respectueux des médecins et des pouvoirs publiques.
Redonner du pouvoir aux soignants
Dr Pizzuti, Homme, 53 ansA quoi bon ? Qui nous écoute vraiment depuis 30 ans ? Personne
Les décisions sont prises sans aucune démocratie sanitaire, sans aucune concertation avec le terrain.
On ne discute qu'avec les syndicats "représentatifs" …dont la légitimité est plus que douteuse quand on connait le nombre de votants aux URPS ... BIEN FAIT POUR CEUX QUI NE VOTENT PAS ! Qu'ils se taisent d'ailleurs .
Et quand on sait que ces syndicats sont compromis par des signatures conventionnelles grassement rémunérées, et bien on a compris que rien n'ira pour le mieux....les uns et les autres vont continuer de décider entre eux, en se protégeant mutuellement sur le dos des autres
Comment faire pour changer ça ?
Ecoutez les idées neuves (et les syndicats neufs UFML par ex), écoutez ceux qui travaillent dans leur cabinet même isolés depuis plus de 20 ans pour lesquels on décide d'un coup qu'ils doivent rejoindre des CPTS dirigés par des ARS, redonner du sens au mot démocratie, travailler à l'échelon départemental ou régional plus que national , ET BIEN D'AUTRES CHOSES, rencontrez-nous Mme Buzyn ....
L'hôpital
Urgentiste, Homme, 66 ansUnion hôpital médecine de ville.
Gériatre, Femme, 25 ansPlus de personnel soignant en gériatrie, plus de moyen financier pour avoir des locaux adaptés aux patients désorientés ou ayant des troubles du comportement.
Dr Carpentier, Femme, 68 ansCréer des institutions de soins pour enfants autistes avec du personnel très bien formé afin de faire progresser de façon positive la symptomatologie de ces enfants.
La prévention
Dr Sylvain, Femme, 74 ansIl faut définir d'une façon claire la politique de prévention et de santé pour les enfants de 3 ans à 16 ans dans les établissements scolaires. Quelles sont les missions des différents intervenants ?
Quelle réforme possible de la médecine scolaire ?
Et aussi…
Citoyenne sensible par la cause médicale, Femme, 76 ansLe fond de l'air est jaune", pourquoi des gilets blancs ? Bien des doléances resituent l'ensemble des impasses dans lesquelles tout citoyen se trouve, quel que soit le domaine dans lequel il évolue. Des médecins rejoignent les gilets jaunes et leur expression à cet endroit est utile à tous. J'ai rédigé 5 pages, je ne puis les communiquer ici en PJ. Elles sont en mairie....
Dr Souvestre, Homme, 66 ansUne seule revendication. Laissons travailler Macron qui applique tout ce qu'il a promis en 2017. Chacun son travail. Je ne suis pas compétent pour prendre des décisions politiques. Et je ne supporte pas les patients qui me disent comment je dois travailler. J'ai 3 enseignantes dans mon entourage immédiat. Quelle erreur monumentale d'avoir accepté les parents à l'école ....
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