Centre-Val-de-Loire

Publié le 18/02/2019
Val de Loire

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Crédit photo : S. Toubon

Les déserts médicaux – La santé sur-administrée – Les études médicales
 

Regroupement drastique des maternités vers des usines de 5 000 naissances ou plus avec toute la déshumanisation proposée et sans sécurité forcement meilleure et à l’inverse fermeture progressive des unités de 500 à 1000 accouchements par manque de moyens financiers et humains aboutissant à une aggravation de la désertification des territoires ruraux et ville moyennes (Ce qui est un non-sens écologique !).
Une réorientation humaniste me paraitrait la meilleure solution à moyen terme même si elle s’oppose aux idées libérales.
A ce sujet il serait intéressant de connaitre le nombre des hauts fonctionnaires en particulier de Bercy et leur réelle affectation / de même que leurs salaires / prime comprise.

Dr Bardiau, Gynécologue obstétrique, Homme, 62 ans
 

1. Il faut cesser de faire un statut particulier bancal d'accès aux professions de santé, pharmacie, maïeutique, dentaire et Kiné dans l'université, comme l'était le PACES mais aussi la réforme actuelle :                                                                                                        
a) soit revenir au statut "professionnalisant" d'école de médecine, de pharmacie etc... comme les écoles d'ingénieurs et autres écoles avec un concours comme pour toutes les écoles existantes.                                                                                                                                 
b) soit créer un vrai LMD Santé avec un enseignement généraliste pour la licence puis un choix d'orientation en fin de licence en fonction du classement à la licence vers les différentes disciplines professionnalisantes (médecine, etc.) mais aussi vers des Maitrises et des doctorats qui permettent des débouchés dans la recherche médicale (ex : Institut Pasteur, INSERM, INRA, CNR ...) ou l'industrie Pharmaceutique ou Imagerie ou biologie, etc...
2. Créer des maisons médicales dans les zones sous médicalisées (campagnes, quartiers...) avec des médecins salariés éventuellement à activité mixte (maison médicale - hôpital de proximité.)
3. Cesser de dire que la solution des déserts médicaux serait d'obliger les étudiants en médecine à s'y installer. En effet : i) d'une part, après 10 ans d'études, ils ont une famille et donc ils ont un conjoint qui souvent travaille et ne veut pas perdre son travail pour suivre son conjoint et des enfants qui ont besoin d'écoles, de loisirs et autres activités comme tout le monde et ii) ils ont déjà été bien exploités et rendu à la nation le prix de leurs études comme externes payés entre 100 et 200 € mensuels pendant 3 ans et comme internes, cheville ouvrière des CHU/CHR à 55 heures par semaine minimum payés au SMIC  pendant 4 à 5 ans.

Gynécologue, Homme, 60 ans
 

Après 30 en CHU, je découvre la France "périphérique", le manque de moyens médicaux, de dispositifs sociaux d'aide aux plus démunis, pédiatre dans le médicosocial je découvre effarée la misère sociale et psychologique et le manque de relais, d'étayage de ces familles, les plus jeunes, plus vulnérables payent un lourd tribut, nous manquons de structures relais, d'étayage, de soutien pour ces familles, de places de crèche pour ces enfants en milieux carencés qui voient leurs chances s'amenuiser par carence de stimulations cognitives durant les deux premières années.

Dr Marie FG, Pédiatre, Femme, 59 ans
 
 
La rémunération – Les études médicales – Responsabiliser les patients – Public-privé – CMU – Les études médicales
 

Le système de santé semble à bout de souffle. Le modèle de la tarification à l'acte appliquée dans notre pays pousse à la sur-prescription / à la sur-cotassions pour assurer et maintenir des dotations d'hôpitaux et chez certains libéraux des revenus bien confortables.
Le financement de la santé provient bien entre autres des mêmes poches, celles du contribuable. Le double système public / privé creuse le fossé de l'inégalité de la prise en charge des patients selon les zones géographiques et les milieux sociaux.
Actuellement dans nos hôpitaux, des praticiens convaincus et investis quittent le navire de la santé hospitalière publique face à la pression autocratique des instances imposant une restriction du capacitaire, des moyens humains (souvent paramédicaux).
 Le ratio médecins hospitaliers / libéraux peut s'inverser demain et les missions de service public ne pourront plus être assurées par l’hôpital avec le risque de voir d'un côté des hôpitaux "dispensaires" et des cliniques à l'accès "à l'américaine". Ces missions de permanence de soins, accueil des patients fragiles devrait bien être imposées au système le plus "fourni" en professionnel ?
Tout le monde s'accorde pour dire que le budget alloué à la santé soit justement utilisé, sans gaspillage et il faut préserver ce droit constitutionnel   à la santé pour tous.
Des pistes d'économies : introduire dans notre cursus universitaire médical initial de fortes notions de médico économies / responsabiliser les patients et rééduquer les "abuseurs" de soins de santé, non remboursement de certains redondants, consultations "abusives" / des RMO version 2019 le retour ?  / revoir à la hausse les salaires des praticiens hospitaliers dont le delta avec la sphère libérale est incompréhensible (Rapport LE  MEN  si peut suivi par Mme TOURAINE) / la rémunération de certains libéraux indécente dans  certaines spécialités :  repenser un système à l'image de la Belgique (Aucune institution de soins n’est gérée par un groupement privé. ) ; la notion de « lucratif » est incompatible avec la notion de soins : le financement c'est nous tous, les professionnels doivent être justement rémunérés mais non exagérément payés par la multiplication d'actes. Plafonnement de rémunération et pourquoi pas ?
 
Un salaire de base et une part variable plafonnée pour les praticiens libéraux ou hospitaliers à l'activité plus importante.

Dr Assor, Gastroentérologue et hépatologue, Homme, 41 ans
 

Simplifier les procédures administratives ne pas imposer aux médecins retraités avec un bénéfice négatif de payer une cotisation à la CARMF et à l'URSSAF. Faciliter pour les petits revenus l'obtention du ROSP.

Dr Bernard, Pédiatre, Femme, 74 ans
 

Salaire de l’externe doit s’aligner sur le salaire des étudiants du supérieur !

Externe, Femme, 24 ans
 
 

Source : lequotidiendumedecin.fr