Médecin, Femme, 41 ansMétier de plus en plus sous tension des administratifs et des chefs de pôle et les cadres infirmiers
On est dans le toujours plus sans moyens financiers supplémentaires dans des spécialités oubliées comme le grand handicap gériatrique.
Propositions : demander aux médecins de terrain leur propositions et leurs opinions sur l'organisation des filières et ne pas systématiquement passer par les cadres infirmières et les chefs de pôle qui verrouillent les projets selon leurs desiratas. Les médecins de 40 ans ont assez d'expérience clinique et ne sont pas dans les instances décisionnaires mais auront plus à exprimer que les médecins des services puissent avoir un meilleur contrôle des équipes soignantes avec qui ils travaillent (recrutement par exemple)
Respect des équipes qui souhaitent travailler ensemble. On vit actuellement avec des cadres qui « cassent » les unités qui fonctionnent bien ensembles. Avoir une vraie politique éthique et financière pour fidéliser les soignants.
Sinon on subit un turnover assez massif des équipes ce qui signifie qu'on se démotive à réformer et réformer des gens qui ne souhaitent même pas être dans le service. Diminuer franchement les tâches administratives. Revoir le statut de praticien hospitalier car la profession se féminise. Il faut un accès facilité aux temps partiels et aux journées enfants malades
Moi j'ai l'impression que l'hôpital public se meurt.
Il n'y aura que des chefs de cliniques qui attendent leur secteur 2, des praticiens attaches étrangers, et des agrégés.
La notion d'équipe n'existe plus !
On positionne les fraîchement diplômés des promotions internes dans les services délaissés comme la gériatrie.
Dr Gérard Loubes, Médecin généraliste, Homme, 71 ansRien ne va, il y a trop de charges financières et administratives. C’est pour cela que l’installation de jeunes médecins n’est plus attractive.
Les médecins retraités dont je fais partie travaillent par esprit humanitaire.
Que vont devenir toutes ces maisons de santé créées par les instances politico-administratives, sans médecins ?
Dr Christian Jullien, endocrinologue, Homme, 82 ans1) Non-révision de la loi de bioéthique relative à la PMA, GPA, manipulations sur embryons.
2) Diminution drastique des personnels administratifs des hôpitaux.
3) Remise à plat complète de la sélection des futurs étudiants médecins.
4) Suppression de l'ONM (Ordre national du Mérite).
La rémunération – Les déserts médicaux – Redonner du pouvoir aux soignants – Les impôts – L'nsécurité juridique – Les urgences – L’administration médicale
Endocrinologue, Femme, 44 ansSommairement, voici quelques lignes probablement davantage destinées à soulager mon désarroi en cette période trouble de vraie panique morale.
J'aimerais que l’on écoute les silencieux, la majorité silencieuse qui fait vivre le pays par son travail ; histoire aussi que l'on ne croit pas que la voix nationale se limite à celle de quelques psychopathes violents et revendicateurs comme les médias se plaisent hélas à le véhiculer. Je parle de ceux qui travaillent, qui cherchent à avancer sans attendre la becquée, ceux qui cherchent à s'épanouir sans vivre au dépend de la société et qui ne croient pas que tout est dû ou peut s'obtenir sans effort ni compromis. Cette large proportion de la population doit être davantage considérée et soutenue. Donc le travail doit être valorisé et il faut donner envie de travailler. Il n’est pas logique de ressentir la désagréable impression que l'on travaille pour payer des charges et encore des charges, sans pouvoir réellement bénéficier de services publics efficaces. Et il est encore moins logique de constater qu’il vaut mieux ne pas travailler pour gagner, à quelque chose près, la même chose.
Il faut encourager l'initiative et motiver ceux qui ont envie de se surpasser. Notre lourdeur administrative et cette impression que jamais rien n’est possible sont accablantes.
J’aimerais aussi que les politiciens ressentent davantage leur devoir d’exemplarité. Ils doivent nous convaincre qu ils agissent réellement pour le bien de la nation et non pas pour satisfaire un égo démesuré. Comment faire passer des messages si ces messages ne sont pas appliqués par ceux qui les prônent ou contournés grâce à une position stratégique économique ou politique ?
Nous avons un pays aux potentiels magnifiques, soyons-en persuadés et ne gâchons pas tout.
Sur le plan médical proprement parlé, je déplore une impression de consommation des soins avec des patients qui consomment du soin ou du médecin, guidés par leur lecture sur le net et persuadés de connaître mieux que le professionnel son diagnostic et le traitement nécessaire, avec l’impression que le soin est acquis et gratuit. En ce sens, je ne suis pas pour un 1/3 payant systématisé pour que le patient ait bien conscience que ces prises en charge sont loin d'être gratuites. On ne tape que sur les médecins mal payés pour leur prestation en comparaison à nos voisins ou on essaie de les contenter et de les museler à coup de rémunérations sur objectifs complètement inadaptées (la base d’un métier bien fait n'a pas à être plus rémunéré mais il serait de meilleur ton d'augmenter la tarification des actes, et on se sentirait un peu mieux respectés). Je déplore un excès de charges qui ne me donne absolument pas envie de travailler davantage ; je préfère passer plus de temps à autre chose que de me stresser avec des consultations supplémentaires pour un bénéfice financier minime en contrepartie. Il n’est pas logique de vouloir imposer des installations dans des déserts médicaux dépourvus de tout service public par ailleurs. Il serait nécessaire d'enfin valoriser le temps éducatif plutôt que technique. La pratique de la médecine n'est plus de nos jours qu'une vocation face à des patients de plus en plus exigeants et peu respectueux et dans un contexte de lourdeurs et d'illogismes administratifs qui gâchent une partie de l’exercice.
Médecin généraliste, Homme, 57 ans1) Respect absolu et inconditionnel de la liberté d'installation
2) Suppression du 1/3 payant sauf CMU car nous ne voulons pas être des salariés de la Sécu sans avoir les avantages des médecins conseils
3) Revalorisation des honoraires à 30€ la consultation et 50€ la visite et arrêt du ROSP et autres primes infantilisantes
4) Suppression de la CFE pour les médecins
5) Non à la vaccination par les pharmaciens
6) Suppression du favoritisme pour les médecins exerçant en groupe, ceux qui travaillent seuls ne sont pas moins méritants
7) Suppression du projet d'assistant médical
8) Non à la suppression du numérus clausus
Dr Gheysens, Médecin généraliste, Homme, 55 ans1) Amener rapidement le niveau des honoraires des médecins libéraux à celui des confrères d’Europe de l’Ouest, en particulier par un bonus accordé aux confrères en mettant à jour leurs connaissances et réduisant le coût de leurs soins.
2) Réduire fortement le niveau des taxes et la progressivité des impôts pour éviter l’effet dissuasif de la progression d’activité.
3) Lutter contre l’insécurité juridique en ramenant la prescription judiciaire à 10 ans, en donnant des références médicales à opposer juridiquement aux récriminations potentielles de certains patients, afin d’éviter l’effet parapluie.
4) Quantifier le coût des prescriptions diagnostiques et thérapeutiques dudit effet parapluie.
5) Réformer l’Ordre des médecins, en particulier éviter qu’une plainte ordinale traitée par l’absence du patient n’entraîne automatiquement le passage en instance régionale.
6) Oter à la Sécurité sociale tout pouvoir de coercition pour transmettre ce pouvoir à des instances paritaires.
7) Obliger les fabricants de génériques à fabriquer des copies parfaites du médicament princeps afin d’éviter les erreurs de traitement.
8) Eviter les opérations et traitements inutiles et coûteux en particulier en fin de vie en remettant cette décision à un comité pluripartite.
9) Appliquer rapidement et de manière ferme les sanctions contre les personnes qui agressent les professionnels de santé.
10) Contrôler réellement le patrimoine, les revenus officiels et non déclarées des bénéficiaires du RSA, de la CMU, de l’AME grâce à de vraies enquêtes.
11) Mettre en concurrence la Sécurité sociale avec les mutuelles et les assurances privées, chacun remboursant 100 % des soins, avec ou sans franchise selon les contrats, et en soumettant tous ces organismes à une instance indépendante de contrôle de leur gestion.
12) Intégrer des médecins libéraux parmi les conseillers du ministère de la santé, etc.
Une action rapide pour augmenter les revenus des médecins comme en Suisse, en Allemagne et même en Espagne. Si cela ne se fait, il y aura de moins en moins de jeunes qui se tourneront vers ce magnifique métier. Et de la considération au lieu de ne parler que des cas dévalorisants (Merci aux médias qui se régalent de les mettre en avant).
Dr Catherine Minebois, Médecin du travail, Femme, 70 ans
Dr Francine Latizeau, Médecin généraliste, Femme, 70 ansGardes considérées comme des heures supplémentaires donc exonérées fiscalement.
Dr Marine Fondeuf, Médecin généraliste, Femme, 27 ansJe travaille également en PMI en planning familial, il est surprenant et choquant que les 15/20ans ne soit parfois pas au courant de ce qu’est une IST, des risques à avoir une relation sexuelle sans préservatif. Après discussion avec une infirmière conseillère, elle réalise 1 cours de 2h en classe de 4e à ce sujet. La loi prévoit 3 cours de 2h par an, où sont-ils ? Nous avons des externes, rarement impliqués dans leur stage où on leur demande beaucoup d’administratif, peu de partie médicale. Prévoyez un stage d’externat où ils pourraient faire de la prévention en collège / lycée. Vous en aviez parlé mais ce n’est pas encore fait dans ma région.
Dr Chevret, Médecin généraliste, Femme, 54 ansAu lieu de rémunérer des actes administratifs ou valoriser le nombre de patients que l'on a, il serait bien plus intelligent de valoriser le temps passé auprès de nos aînés. J'entends par là valoriser les visites à domicile, je reste un des rares médecins à en pratiquer dans mon quartier. Et je rencontre des gens très âgés complètement désemparés devant ce faux désert médical.
Homme, 60 ansPour lutter contre les déserts médicaux : faire comme en Allemagne et proposer des postes de médecins salariés, rémunérés par les mairies et collectivités territoriales, 4000€ par mois pour 35h avec 5 semaines de congés payés et une secrétaire fournie, moi jeune médecin bientôt thésé je signe demain. La campagne ne me fait pas peur, ainsi qu’à mes confrères du même âge, au contraire les gens y sont agréables et familiers et la médecine y est intéressante et variée. Mais la montagne de travail nous inquiète. Embauchez 2 ou 3 médecins et vous aurez du monde dans vos campagnes.
Le libéral et sa montagne de papiers qui ne sont pas enseignés à la fac font peur. Le médecin salarié c’est le médecin de demain.
1) La constitution des GHT est une fausse bonne idée car elle détruit les hôpitaux qui fonctionnent en voulant renforcer ceux qui ne fonctionnent pas sous prétexte qu'ils sont hôpital pivot. Proposition : laisser les hôpitaux gérer leur GHT en fonction de leur activité par spécialité dans chaque secteur en laissant l'activité déjà là où elle se trouve, car toute modification forcée risque de la faire s'effondrer.
2) L'accréditation des laboratoires est utilisée comme instrument de regroupement forcé de tous les laboratoires et dans le public, alors que les GHT sont encore en cours de discussion, elle devient un casse-tête qui va aboutir à une perte de qualité paradoxale, en raison des regroupements de laboratoires et des transports d'échantillons qui vont ralentir la prise en charge des patients.
3) Il est urgent et impératif de mettre en place des gardes de médecine générale, sous forme de maison de santé ou intégrées dans les hôpitaux, assurées par les médecins généralistes libéraux.
4) Arrêtons de détruire l'hôpital public par le manque de personnel, organisé par le manque d'attractivité des carrières pour les médecins et les infirmières, et le manque de moyens qui sont toujours à la baisse.
5) Réfléchir avec toute la population à la prise en charge des patients âgés et/ ou avec une pathologie chronique. La population française vieillit, c'est à elle de faire le choix.
Dr Fontes, Anesthésiste-réanimateur, Homme, 75 ansRien ne sera réglé tant qu'en Europe il n'y aura pas d'égalité fiscale et sociale entre les états membres et, tant qu'en France, on ne reviendra pas sur les 35 heures qui ont déstabilisées l'organisation du travail tant dans le secteur public que privé.
Dr Frobert, gériatre, Homme, 65 ansMise en place d'un réseau national de centres de santé autogérés.
Dr Jean-louis Sollier, Cardiologue, Homme, 68 ans1) DÉPENSES PUBLIQUES : Ce qui coûte le plus cher, c'est le Godzilla administratif, pas les montants de la redistribution.
Il faut donc rendre autonome la Cour des comptes et donner du pouvoir de loi à ses décisions. Pour éviter l'occlusion oculaire fortuite, les conflits d'intérêts et la corruption, elle devrait être soumise à un conseil de surveillance dont les membres seraient, à parts égales, fonctionnaires français, entrepreneurs français avec un niveau de compétences adapté et fonctionnaires et entrepreneurs étrangers (pourquoi pas Allemands, Suisses et Scandinaves ?). Tous assermentés. Cet organisme reprendrait également les missions de l'ancien ministère du plan (prudemment supprimé il y a 40 ans.) Même pouvoir pour un organisme au niveau territorial.
2) STRUCTURES POLITIQUES : Et d'emblée, pour des raisons psychologiques, il faudrait supprimer la moitié des postes d'élus de tous niveaux.
Supprimer également les conseils départementaux, donner plus de pouvoir aux régions et aux communautés de communes et d'agglomération (en les auditant plus que jamais). Suffrage universel nominal à la proportionnelle pure et simple pour les dirigeants totalement responsables de leur gestion (idem pour TOUS les cadres de l'administration.)
3) EUROPE : Créer un "super-État franco-allemand" avec des associés du Benelux pour reprendre le processus européen. Même processus de surveillance pour cette entité et pour tous les organismes de la Communauté européenne.
Dr Becker, Médecin, Homme, 48 ansParadoxalement, c'est aux Urgences que nous mettons actuellement les patients en danger. Pas de possibilité de dire "NOUS AUSSI", nous sommes débordés. OBLIGATION de recevoir tous les patients. Pas de solution miracle mais je demande qu'on réfléchisse ENSEMBLE ce qui doit être Urgent. C'est tout.
Est-ce qu'un patient qui n'a pas de RDV dans un délai raisonnable : sa place est-elle aux Urgences ? Quelqu'un qui n'a pas de place dans le service d'hospitalisation idoine : sa place est-elle aux Urgences ? Quelqu'un qui a un problème oculaire avec le premier OPH de garde à deux heures et déjà vu par un médecin généraliste : sa place est-elle aux Urgences ?
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